>> Toutes les rubriques <<
· POEME A VOIX HAUTE (98)
· ACTUALITES (237)
· PETITE ENFANCE (96)
· ATELIER ECRITURE (21)
· ACQUISITIONS (34)
· PRINTEMPS DES POETES (11)
· COUP DE COEUR (21)
· JOURNAL (26)
· LIVRES EN LIBERTE (9)
· PRESENTATION (5)
merci à toute l'équipe de son accueil, de sa bienveillance.
meilleurs voeux à toute l'équipe. http://bibliot
Par bibliotheque-le-te, le 22.12.2023
merci de l'information http://bibliot heque-le-templ e-sur-lot.cent erblog.net
Par bibliotheque-le-te, le 22.12.2023
fantastique
Par Anonyme, le 18.12.2023
avez vous les amants de la tour solidor de philippe riviere ?
Par Anonyme, le 24.11.2023
ta gueule maurice carême
Par Anonyme, le 18.10.2023
· LE CAHIER de Maurice CAREME
· Le chat et le Soleil de Maurice CAREME
· JOLI MOI DE MAI de ALPHONSE BLAISE
· PAYSAGE D'OCTOBRE de Maurice ROLLINAT
· Poème sur l'araignée de Madeleine LEY
· Le soleil du matin doucement chauffe et dore - Paul VERLAINE
· POEME "L'OISEAU ET MOI" de M. CAREME
· IL FAIT FROID de Victor HUGO
· MUGUET de Georges GUETARY
· POEME "MERE" de Maurice CAREME
· A MA MAMAN de J.ROBINEAU -A MAMAN de L. EMIE
· LES PAPILLONS - Gérard DE NERVAL
· A MA MERE de Théodore de Banville
· ANNIVERSAIRE SPIROU
· POEME "MAMAN" de Maurice CAREME
Date de création : 02.01.2013
Dernière mise à jour :
19.11.2024
596 articles
Dans le cadre du "PRINTEMPS DES POETES 2014"
Voici un poème donné par une lectrice.
Merci à elle.
LA GRASSE MATINEE
Il est terrible, le petit bruit de l’oeuf dur
cassé sur un comptoir d’étain
Il est terrible ce bruit,
quand il remue dans la mémoire de l’homme qui a faim
Elle est terrible aussi,
la tête de l’homme qui a faim
Quand il se regarde, à 6 heures du matin
Dans la glace du grand magasin
Une tête couleur de poussière,
Ce n’est pas sa tête pourtant qu’il regarde
Dans la vitrine de chez Potin
Il s’en fout de sa tête, l’homme
Il n’y pense pas, il songe, il imagine
Une autre tête,
une tête de veau par exemple
Avec une sauce de vinaigre,
Oui une tête de n’importe quoi,
qui se mange
Et il remue doucement la machoire doucement
Et il grince des dents, doucement
Car le monde se paie sa tête
Et il ne peut rien
contre ce monde
Et il compte sur ses doigts, 1 2 3, 1 2 3
Cela fait trois jours qu’il n’a pas mangé
Et il a beau répéter depuis 3 jours
Ca ne peut pas durer, ça dure,
3 jours, 3 nuits sans manger
Et derrière ces vitres, ces pâtés,
ces bouteilles, ces conserves
Poissons morts protégés par les boîtes,
Boîtes protégées par les vitres
Vitres protégées par les flics,
Flics protégés par la crainte
Que de barricades pour 6 malheureuses sardines
Un peu plus loin, le bistrot
Café crème et croissants chauds
L’homme titube et dans l’intérieur de sa tête
Un brouillard de mots, un brouillard de mots
Sardines à manger
Oeuf dur café crème
Café arrosé rhum
Café crème
Café crème
Café crime arrosé sang !
Un homme très estimé dans son quartier
A été égorgé en plein jour
L’assassin, le vagabond lui a volé 2 francs
Soit : un café arrosé : zéro franc 70
Deux tartines beurrées
Et 25 centimes pour le pourboire du garçon !
ll est terrible,
le petit bruit de l’oeuf dur cassé sur un comptoir d’étain
Il est terrible ce bruit,
quand il remue dans la mémoire de l’homme
qui a faim